La SERS et le BIM

Actualités immobilières

Le BIM (ou modélisation des informations du bâtiment) prend une place de plus en plus importante dans le métier de la construction. La conception en BIM se généralise et se démocratise avec une visibilité accrue (articles de presse, palmarès du BIM d’or). Le BIM trop souvent assimilé à un logiciel ou à une technologie n’est pas que cela.

C’est une suite de processus utilisés pendant la conception, la construction et le fonctionnement d’un bâtiment.

Une véritable révolution

Ces processus sont une véritable révolution pour les maîtres d’oeuvre qui doivent repenser leur façon de concevoir les projets, acquérir de nouveaux logiciels et suivre des formations.

Pour la maîtrise d’ouvrage, il s’agit également d’un bouleversement dans la conduite technique et administrative des opérations et dans le suivi technique de la vie du bâtiment.

Manufacture des Tabacs - Strasbourg

Les projets de la SERS en BIM

4 projets bâtiment :


3 projets d’aménagement :

  • le lotissement le Schwemmloch à la Wantzenau
  • le lotissement du parc des technologies médicales Nextmed à Strasbourg
  • la ZAC du Baumgarten à Bischwiller

Opportunité de développer un projet en BIM

Malgré la progression du BIM, la SERS ne travaille pas encore toutes ses opérations en BIM. Ainsi, pour le parc des technologies médicales Nextmed, plusieurs éléments nous ont conduits à faire le choix d’un projet « 100% BIM » :

  • innovation : le site est destiné à accueillir des entreprises et des startups intervenant dans le domaine des nouvelles technologies. Il semblait donc naturel d’afficher la même innovation pour la conception et la réalisation du projet.
  • concession d’aménagement et de construction : c’est l’opportunité de réaliser un projet global où l’ensemble des études sera conçu en BIM : les bâtiments mais également les aménagements de voirie, les réseaux, le mobilier…
  • durée de la concession : les rétrocessions des bâtiments et des espaces publics interviendront en 2033, date à laquelle il est probable que la fourniture des DOE (Dossiers des ouvrages exécutés) soit imposée au format BIM.
  • exploitation des bâtiments : la SERS exploitera les bâtiments ORL et BLUM. C’est donc l’occasion de tester l’utilisation du BIM pour la gestion patrimoniale. Cette étape, non étudiée à ce jour, posera la question de fournir une maquette numérique à jour à la fin de la concession.
  • commercialisation du technoparc : la disponibilité d’une maquette numérique globale intégrée dans son environnement permettra de faciliter la création des supports de commercialisation : perspectives 3D pour les plaquettes, films 3D, promenade virtuelle dans les bureaux pour les clients, …

La décision de lancer une opération en BIM doit nécessiter d’adapter les contrats de maîtrise d’oeuvre

sachant que la loi MOP utilisée comme support de description des missions, n’a pas encore intégré la conception en BIM. Les délais accordés à chaque phase doivent être adaptés pour un projet BIM puisque la phase APS demande un travail bien plus conséquent. A l’inverse, les phases APD (Avant-Projet Détaillé) / PRO (études de projet) devraient être réduites.

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Les outils

Logiciels

Les architectes travaillant en BIM utilisent pour l’essentiel ARCHICAD ou REVIT. Pour le maître d’ouvrage, il s’agit également de trouver un outil adapté à ses besoins. Il existe une profusion d’outils proposant des fonctionnalités plus ou moins élaborées. La SERS teste actuellement deux outils : Tekla BIMsight et BIMcollab ZOOM

Matériels

Il faut en outre avoir à l’esprit que le passage du papier à la CAO puis de la 2D à la 3D n’a pour l’instant pas modifié les habitudes d’annoter les plans papier au format A0. Il n’est pas évident de basculer sur un unique affichage numérique avec des formats d’écran bien plus petits et moins confortables d’utilisation (écran d’ordinateur fixe ou portable, tablette voire smartphone sur les chantiers).

 

Stockage des données

La conception en BIM impose le recours à une plateforme collaborative sur laquelle la maquette numérique est stockée et agrège les données de l’ensemble de la maîtrise d’oeuvre, des bureaux d’étude puis des entreprises. On parle ici de BIM niveau 2. Elle peut également accueillir les observations ou demandes de modifications du maître d’ouvrage, de la maîtrise d’oeuvre en DET (Direction de l’exécution des contrats de travaux) voire du SPS et du bureau de contrôle.

Une plateforme collaborative permet également de regrouper l’intégralité des documents utiles au projet (diagnostics amiante, sondage géotechnique, levé topographique). Chaque nouvel acteur du projet peut ainsi y trouver les données nécessaires à sa mission sans solliciter le maître d’ouvrage.

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Pour le projet Nextmed, c’est la plateforme publique « Kroqui » développée par le CTSB qui est utilisée et permet de :

  • partager en temps réel des informations et des documents autour d’un projet
  • visualiser et annoter les maquettes numériques, vérifier leur compatibilité en vue d’usages spécifiques (respect des standards, contrôle technique, assurance, étude d’impact acoustique, thermique, etc.)
  • accéder rapidement à des informations de la maquette (nombre de portes, surfaces plancher, surfaces vitrées, surface à carreler, linéaire de cloisons, longueur de câbles, …)
  • organiser des visioconférences, des réunions, affecter des tâches

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